Cet article est la copie d'un mail d'explications générales, répondant à des questions d'une institutrice, sur la spécificité des précoces et sur la pertinence du saut de classe.

"Afin de saisir de quoi il retourne, il importe de saisir 3 notions fondamentales imbriquées en ces questionnements de rapport à la scolarité :

- La vitesse de conduction neuronale :

L’une des caractéristiques des cerveaux des APIEs est la vitesse de conduction neuronale supérieure. Les « Neurotypiques » (non-APIE) ont une conduction neuronale de 2mètres/seconde, les APIE présentent une conduction neuronale plus rapide (J.C.Grubar)

- Le seuil d’activation :

Le seuil d’activation du cerveau dépend du rapport entre l’intelligence du sujet et le niveau de difficulté de la tâche proposée. Lorsque les demandes d’attention et de performances augmentent, les régions du cerveau impliquées dans une tâche sont plus nombreuses. (Prof. S. Clark, neuropsychologie, CHUV-Lausanne)

- La préférence Hémisphérique :

La préférence hémisphérique droite ou gauche, correspond à un mode dominant d’analyse par l’intelligence. Il ne s’agit pas d’un absolu, mais d’une dominante, d’une préférence. La dominante droite correspond à un traitement des informations par l’intelligence globale-intuitive, la dominante gauche à l’intelligence séquentielle-analytique. L’école primaire et le début du secondaire font plutôt appel à l’utilisation du côté gauche.

Chacun de ces 3 éléments conduit à un décalage profond.

La vitesse de conduction neuronale élevée se manifeste en général par une hypersensibilité (hyper excitabilité du système limbique) et une exigence très grande de sens et de cohérence (hyper fonctionnement du néo cortex). Les décalages produits sont souvent la cause d’un repli sur soi et une difficulté parfois très grande à s’intégrer, ils peuvent aussi produire un besoin de contrôle massif avec une hyper-exigence de perfection, l’enfant préférant ne pas faire plutôt que de prendre le risque de se tromper. Enfin, le vitesse de conduction neuronale élevée va rapidement conduire à l’ennui, au besoin de nouveauté et au désintérêt vis-à-vis d’une tâche lorsqu’elle est répétitive. Beaucoup d’échecs scolaires sont liés au mode répétitif des enseignements, l’enfant « lâche » et se désintéresse de l’école.

Un seuil d’activation élevé va conduire l’enfant à de grandes difficultés lors du traitement de problèmes simples, à l’inverse, l’enfant se sentira en adéquation face à une épreuve complexe. Beaucoup d’échec sont liés au décalage entre le besoin de complexité de l’enfant et la simplicité du programme scolaire. L’intérêt de l’enfant est d’être confronté à plus de complexité, ce qui en général est le cas dans la classe supérieure. L’enfant est donc en échec car le programme lui est trop simple, il s’épanoui dans la complexité. Bien entendu, le redoublement renforce les décalages liés à la vitesse de conduction neuronale élevée et au seuil d’activation élevé. Le redoublement éloigne donc l’enfant de toute possibilité de réussite, il est donc systématiquement à proscrire.

En général, les APIEs présentent une préférence hémisphérique droite, ils sont donc « inadaptés » aux demandes scolaires (adaptées aux ph gauches). Beaucoup vont compenser par une sur-utilisation de la mémoire. Le décalage crée pou eux une impression de lenteur dans la progression des apprentissages, souvent il s’en suit d’abord un décrochage puis un rejet de l’école. A l’inverse, un APIE présentant une préférence hémisphérique gauche est hyper-adapté, cela va se traduire par le surdouement scolaire. D’où la confusion classique des enseignants entre APIE et surdoué.

Voilà !"